Intervention de M. Sylvain Ferreira sur Paix & Guerre


 

Commentaires

  1. Merci pour cet entretien incorrect.
    J'en ai une bonne à ajouter qui vient de Jacques Baud sur Max Milo éditions ce jour.
    Les deux bombardiers dits russes TU-142 qui sont la version navale du bombardier TU-95 russe sont en fait deux avions de la marine ukrainienne déposés en Russie !!!
    Un l'a été en 1998 et l'autre en 2004 pour des réparations et de la maintenance que devaient faire les russes. Kiev n'ayant jamais payé la facture d’entretien, les deux avions sont restés immobilisés sur l'aéroport de Taganrog près de Rostov sur le Don, pas très loin de Marioupol. L'attaque de drones a eu lieu de nuit si bien qu'on a du mal à distinguer l'état des avions. Nos médias s'étant précipités sur cet évènement comme un tournant dans cette guerre. Encore de la com' de la part de Kiev, comme d'habitude, mais moi-même j'y ai cru, c'est efficace comme propagande.
    Avec les drones kamikazes longue portée ukrainiens on tombe vite dans le syndrome de la piste Ho Chi Minh.

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  2. Merci d’avoir signalé cette vidéo fort intéressante.

    Le format d’un entretien constitue un complément utile aux bulletins bi-hebdomadaires. Ce format permet d’aborder des thèmes inhabituels et la pensée se fait plus vagabonde. L’angle historique rigoureux fournit un angle de compréhension précieux, en particulier vis-à-vis de la campagne européenne de communication tous azimuts visant à faire croire que l’Ukraine a renversé le rapport de force.

    L’idée que les trois acteurs (USA, Russie, UE) ont intérêt de maintenir Zelinsky au pouvoir pour éviter que l’Ukraine ne sombre dans une guerre civile a l’air solide. Les coûts d’avoir pour voisin un état complètement dysfonctionnel représente en effet un danger, tant cette situation est déstabilisatrice. Mais si l’on pousse le raisonnement plus en avant, la Russie risque de devoir se contenter d’une demi-victoire en Ukraine (ou demi-défaite), garder le pouvoir actuellement en place à peu près intact et contraindre la population russe à vivre sous la menace terroriste permanente. Ce scénario est loin d’être idéal et pourrait être à l’heure actuelle une source de tensions internes au sein du pouvoir russe.

    Je m’interroge sur les raisons profondes des tentatives désespérées dont font preuve les états européens sous le patronage des USA contre la Russie. Hier, ces enragés ont tenté de renverser la Géorgie, mais ont échoué. Aujourd’hui, c’est au tour de l’Ukraine (échec également en vue). Et demain, ce sera au tour de la Moldavie et de l’Arménie de prendre le relais. Je n’arrive pas à saisir quel état final est recherché par les états européens dans leur tentative d’encerclement de la Russie.

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  3. Je ne crois pas à la stratégie russes de l'attrition car les pertes russes ne sont pas vraiment inférieures à celle de leur adversaire.
    Le problème russe est que le vrai ennemi est le nato et que les russes sont impuissants à répliquer sur ce front.
    Il est bien évident que tant que les russes ne frapperont pas usines et bases otaniennes, il n'y a aucun espoir de victoire pour eux en Ukraine.
    Cette guerre peut donc durer encore 5 à 10 ans car les ukrainiens ont encore du bétail à la tonne à envoyer au feu et leurs approvisionnements sont assurés par l'Europe. Les russes de toute façon sont incapables d'élever leur instrument militaire à la hauteur nécessaire pour conclure ce conflit à leurs conditions.
    On va donc assister à un lent pourissement à peu près sur les mêmes positions et le fait de prendre les dernières places du donbass n'apportera rien de plus à la Russie.
    Poutine, un des grands hommes d'état que la Russie aie produit, a vraiment manqué le bateau dans la conduite de cette guerre.

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