BULLETIN D'INFORMATION N°216 DE NOTRE WEB TV (10/08/2026)


 

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  1. L'ambassade de Russie en Serbie a condamné le journaliste allemand Michael Martens pour avoir demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky ce que l'Europe pouvait faire pour « aider l'Ukraine à tuer davantage de Russes ».
    Martens, correspondant du Frankfurter Allgemeine Zeitung, a posé cette question controversée samedi lors de la conférence de presse conjointe de Zelensky et du président serbe Aleksandar Vucic à Belgrade. Qualifiée d'« incitation flagrante à la violence contre les citoyens russes » et d'« particulièrement immorale car elle a été posée à Belgrade… une ville qui conserve le souvenir des atrocités commises par les occupants nazis et leurs collaborateurs, auteurs du génocide des peuples de l'URSS, ainsi que des Serbes, des Juifs et des Roms ».

    « Aujourd'hui, alors que nous assistons à la remilitarisation rapide de l'Allemagne, de tels propos tenus par un journaliste allemand, petit-fils d'un officier nazi, constituent une menace directe pour les Russes », a déclaré l'ambassade, exhortant Belgrade à sanctionner Martens.

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  2. Émanant du chef adjoint de major général du renseignement de la défense de l'Ukraine, Vadym Skibitskyi ; quelques renseignement sur l'évolution de la stratégie russe au niveau de sa production de missiles et de drones.

    Les russes peuvent produire jusqu'à 11.000 drones sur ce mois d'août. Ils orientent désormais leur production vers le Geran 4 et Geran 5 (drone lourd kamikaze d'une portée de 1000 km évoluant entre 450 et 600 km/h transportant une charge explosive de 90 kg), les dernières vagues ont démontré qu'elles contenaient au moins 50% de Geran 4 ; drone kamikaze de dernière génération russe à micro turbine évoluant à une vitesse comprise entre 350 et 500 km/h sur 800 km avec 50 kg de charge explosive et volant à plus haute altitude. Ce drone peut être équipé d'un missile air-air d'interception R-60 et lancé par des chasseurs SU-25 ce qui augmenterait leur portée.
    Ce qui pose un problème pour la DCA ukrainienne concernant l'interception. les ukrainiens avaient développé des drones portatifs intercepteurs évoluant à près de 350 km/h en vitesse de pointe pour intercepter les drones kamikazes Geran 2 évoluant à faible altitude et autour des 180 km/h, des avions à hélice et des hélicoptères pouvaient les intercepter aussi, mais tout ce matériel de défense antiaérien devient obsolète face à cette nouvelle génération de drones kamikazes russes. Tout est à conceptualiser de nouveau du côté de la défense antiaérienne ukrainienne.

    Concernant la production russe de missiles :
    - Les russes dépasseraient leurs objectifs de production de missiles aux environs de 110% à 120%.
    - Ils auraient abandonné la production des deux missiles aérobalistiques , le Kinjal hypersonique lancé par les chasseurs lourds MIG-31K et le KH-32 supersonique lancé par les bombardiers lourds TU-22M3, leur précision à l'impact serait supérieure à 30 mètres. Les ukrainiens n'en voient plus passer sur leur territoire ces derniers mois, cependant il était quasiment impossible de les intercepter.

    - Par contre à partir de leurs lanceurs S-300PM et S-400, les russes ont développé le missile balistique sol-sol évoluant à mach 6, le RM-48U. A l'origine c'est un missile d'exercice conçu comme cible d'entrainement, production estimée à 40 unités par mois, ce phénomène tend à s'amplifier depuis le début de l'année 2026.

    - Les nord -coréens poursuivent leurs livraisons de missiles balistiques sol-sol KN-23, le missile ayant la même fonction que l'Iskander russe.

    - Aujourd'hui tout ce qui sort comme missile de leurs usines de production est utilisé à flux tendu. Cependant ils ne tapent pas dans leur stocks stratégiques sauf pour le missile de croisière Kalibr qui est réparti dans les forces aérospatiales, leur marine de guerre et l''armée de terre.

    - Les missiles sol-sol balistiques Iskander M et S,
    - Les missiles de croisière très longue portée air-sol KH-101 lancés à partir des bombardiers stratégiques TU-95MS et TU-160M,
    - Les missiles air-sol antiradars KH-31 lancés à partir des SU-35S et SU-34,
    - Les missiles de croisière KH-35 pouvant être lancés depuis les airs par des avions SU-30 et SU-35S ainsi que des hélicoptères de l'aéronavale de type KA-27 et KA-28 et du sol depuis des batteries véhiculées sur camions de type MZKT-7930 et aussi par des bâtiments en mer,
    - Les missiles de croisière air-sol KH 59/69 lancés depuis les SU-30,
    - Les missiles supersoniques sol-sol et sol-mer P-800 Oniks lancés à parti des batteries Bastion véhiculée sur camions,
    - Les missiles hypersoniques Zircon lancés à partir de la mer et du sol à présent par des lanceurs adaptés,
    sont tous actuellement en production en Russie.

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  3. Afin de bénéficier d'un réseau autonome satellitaire de télécommunication d'une efficacité égale à "Starlink", les russes développent leur réseau satellitaire "Rassvet" qui comprend aujourd'hui 16 satellites, l'objectif étant d'en avoir 292 en 2027 et 924 en 2035.

    Le coût estimé de l'opération des frappes ukrainiennes de 40 jours en direction du territoire russe se situe aux alentours de 1 milliard de dollars par mois.
    IMPOSSIBLE DE SOUTENIR CETTE INTENSITÉ SUR LA DURÉE.

    Effectivement, la Crimée panse ses plaies, elle se répare vite avec les éléments du génie de l'armée russe, et les drones ukrainiens ne peuvent pas détruire les lanceurs terrestres mobiles des missiles supersoniques évoluant à très basse altitude P-800 ONIKS sur une distance de 300 km bombardant le port d'Odessa afin d'infliger un blocus.
    Ces camions lanceurs sortent de leurs abris renforcés, lancent leurs missiles, et retournent rapidement dans leurs abris bétonnés que les drones ukrainiens ne peuvent pas détruire, n'ayant pas assez d'énergie cinétique et de charges explosives pour le réaliser.

    Le port de Novorossiyk russe en mer Noire représente 30% des exportations russes.
    Le port d'Odessa représente 80% des exportations ukrainiennes.
    A l'intérieur de la Russie existent de très grands canaux se raccordant à la Caspienne et à la Baltique.
    Les ukrainiens se seraient fait taper sur les doigts par les américains car le pétrole kazakh ne peut plus être exporté en mer Noire par le port russe de Novorossiyk, effectivement 12% du capital du pétrole kazakh est détenu par des compagnies pétrolières américaines.
    Kiev va essayer de faire transiter sa marchandise vers le port polonais de Gdansk situé sur la Baltique, mais les écartements de voie de chemin de fer ne sont pas les mêmes entre la Pologne et l'Ukraine. De même beaucoup de motrices ukrainiennes ont été détruites par l'armée russe ces derniers temps.

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