BULLETIN D'INFORMATION N°208 DE NOTRE WEB TV (25/06/2026)


 

Commentaires

  1. MERCI pour ce point caniculaire.

    Source : parlement ukrainien, la Rada.
    600.000 handicapés ont été répertoriés officiellement en Ukraine, ce chiffre reflète les handicapés en permanence physiques et psychiques.

    Source : centre d'étude orientale (OSW).
    3000 personnes par mois sont mobilisés par des moyens coercitifs en Ukraine. La résolution 560 du 16 mai 2024 permet juridiquement de le faire, les brigades du STC ont le droit de mobiliser directement des personnes aptes à servir en pleine rue ou dans les lieux publics.
    1.3 million de personnes bénéficieraient de reports ou d'exemptions de mobilisation en Ukraine, on en compte 300.000 de plus cette année, la corruption en est en partie responsable.
    90.000 personnes âgées entre 18 et 22 ans ont passé la frontière polonaise depuis que l’État ukrainien a appliqué une loi décrétant que cette tranche d'âge ne sera pas mobilisée pour la guerre.
    Si un mercenaire serait payé 7000 euros par mois et que ce type de recrutement serait employé par Kiev à hauteur de 50% des nouveaux effectifs afin de combler les trous de l'armée, alors on pourrait imaginer un budget de 6 à 7 milliards par an.
    Or Kiev a déjà un trou de 30 milliards pour boucler son budget cette année malgré les efforts européens, on imagine mal l'efficacité de cette opération médiatisée.

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  2. Source : Theatrum Belli par Olivier Dujardin concernant les interceptions de missiles et de drones dans les deux camps. Les deux camps mentent sur leurs chiffres, mais on peut y voir plus clair. Ceci est un modeste résumé.
    200.000 vecteurs (drones + missiles) ont été envoyés par la Russie et l'Ukraine traversant les frontières des deux pays depuis le début du conflit. Ce qui représenterait entre 15 et 20 milliards de dollars de matériel.

    En 2025, la Russie a envoyé 56 700 vecteurs vers l'Ukraine, 96% étaient des drones.
    Les drones Geran-2 sont largement interceptés, 75% à 82% d'entre eux, mais ils sont mélangés avec du drone Gerbera qui sert de leurre. On estime que 38 à 40% des drones Gerbera sont lancés avec des Geran-2.
    Les missiles de croisière russes Kalibr et KH-101 subsoniques seraient interceptés à hauteur de 68% à 78%.
    Les missiles balistiques hypersoniques Iskander et KN-23 coréens, 939 ont été tirés depuis le début du conflit. L'Iskander russe est manœuvrable et lance des leurres et possède du brouillage électronique donc il est moins intercepté que le KN-23 qui est moins technologique. Taux d’interception des Iskander est autour de 0 à 15% , pour le KN-23 on serait entre 25 et 40% quand il y a du missile Patriot à disposition.
    Le missile supersonique KH-22/KH-32, tiré uniquement par les bombardiers TU-22M3
    on est à 0.55%, deux ont été interceptés pour 362 tirs. Trajectoire balistique jusqu'à 40.000 mètres et descente autour de mach 4.5 quasi à la verticale de la cible.
    Khinzal et Zircon, missiles hypersoniques manoeuvrants, aucun débris n'a été retrouvé et photographié grâce à une interception, interception inexistante.

    En 2025, du côté ukrainien, on dénombrerait 25.000 à 27.000 lancements de vecteurs (drones + missiles) à destination de la Russie. C'est le drone FP1 le plus utilisé avec ses 1600 km de portée, entre 18.000 et 22.000 ont été lancés, taux d'interception de 80 à 90%.
    La quantité de drones lancés a augmenté de 300% depuis 2024. Pareillement des drones de diversion aux alentours de 30% sont lancés avec ce type le FP1. On pense qu'en mars 2026 les capacités de l'Ukraine à produire ce type de drones a dépassé les capacités russes.
    Le FP-5 Flamingo n'a pratiquement aucun intérêt, peu produit, non furtif, détectable, pas manœuvrant, taux d'interception proche des 90%.
    Le missile Long NEPTUNE (missile anti navire ukrainien) subsonique avec une porté de 500km a une efficacité en longeant les côtes pour frapper, pas d'informations confirmées sur son taux d'interception par les russes.
    Les missiles de croisière franco-britanniques Storm Shadow et Scalp, posaient un problème à leurs débuts 15-20% étaient interceptés par la DCA russe, mais à ce jour on arriverait entre 40 et 60%.
    Missile US balistique Atacms entre 20 et 60% ??? Manque d'informations.
    Missile ukrainien SAPSAN, ???? Pas d'informations.

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  3. Source Delwin stratégie sur X reprenant @gegelebelier concernant une étude de l’artillerie des deux belligérants depuis le début du conflit. Les mortiers qui sont une arme d'infanterie et les lance-roquettes ne sont pas pris en compte, ceci est un résumé.
    Coté ukrainien, on est passé d'une artillerie soviétique à une artillerie calquée sur le modèle Otan. En mars 2026, on aurait une estimation disponible de leur parc d'artillerie tournant autour de 1300 à 1600 unités de tous types, soviétique et de l'Otan. Les ukrainiens fabriquent leur propre artillerie avec le Bogdan de 155mm, copie de notre Caesar. Le problème est l’hétérogénéité du matériel livré, la maintenance, et surtout trouver des munitions adaptées à tous ces types de canon. L'Europe est à sec, Kiev se tourne vers le Moyen-Orient à présent. Les obus US de type Excalibur guidés par GPS adaptés sur canon M777 ont été brouillés par la guerre électronique russe sur le front, par conséquent ils sont inefficaces.
    Le drone d'observation fournit les renseignements à l'artillerie, les radars de contre-batterie proviennent de l'Otan et des restes soviétiques.
    Le renseignement satellitaire et électronique sont délivrés par l'Otan, le tout pour rendre efficace l'artillerie ukrainienne sur le front mais qui reste en deçà de ses capacités avant le déclenchement du conflit.

    Les russes communiquent moins, ils ont subi beaucoup de pertes les deux premières années du conflit. Mais ils ont leurs stocks soviétiques pour remplacer les pertes sur le terrain et un complexe industriel étatisé pour la maintenance et la production de canons et d'obus. Les nord-coréens leur donnent un coup de main depuis le début des opérations. Le matériel neuf produit est mis à l'écart ou sert d'expérimentation sur le front. On estime entre 2200 unités en fourchette basse et 3300 unités en fourchette haute le nombre de pièces d'artillerie russes disponibles de tous types.
    Par contre ils se sont mis à la production d'obus, les services estoniens ont calculé 7 millions de coup tirés en 2025 par l'artillerie russe. Exemple avant la guerre, le calibre de 152mm était produit à raison de 250.000 unités par an, en 2024 on a atteint 1.558 million. Les obus guidés Kitolov et Krasnopol sont produits en série à présent. Les drones russes d'observation pour l'artillerie guidée de précision sont équipés d'un laser pour les diriger avec précision sur leurs objectifs désignés.

    En résumé, chacun s'est remis à l'artillerie, la grande oubliée depuis la guerre froide.
    Les ukrainiens ayant une puissance de feu et une efficacité bien moindre que les russes malgré tout l'aide apportée par ses alliés depuis le début du conflit.
    Un exemple, la Bulgarie a demandé à l’Égypte de lui acheter ses obusiers soviétiques de type D-30 que l'armée égyptienne n'utilisait quasiment plus. Ces canons sont partis d’Égypte pour être expédiés en République Tchèque afin d'être remis en état, puis une fois remis en fonction, ils ont été réexpédiés en Pologne pour aller sur le front ukrainien qui se situe à l'opposé du pays. Aujourd'hui la Bulgarie ne livre plus de matériel à Kiev.
    Les russes n'ont pas ces problèmes, ils sont autonomes et la Corée du Nord possède les mêmes calibres soviétiques. Ça fait une différence sur le terrain.

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  4. Source : Jacques Baud, éditions Max Milo.
    Les autorités russes ont coupé internet provisoirement en Russie ; nos médias ont annoncé une censure de la part du Kremlin afin de couper court aux critiques de l'opinion publique envers l'attitude de Vladimir Poutine et sa gestion de la guerre en Ukraine. Ces coupures ont concerné notamment Moscou et Saint Petersbourg.

    En réalité, les drones kamikazes longue portée ukrainiens utilisent les relais internet russes pour se guider ainsi ceux de la téléphonie. Par conséquent, les services techniques du FSB ont préféré couper les liaisons internet pendant la durée des attaques sur ces villes, certaines coupures ont duré 19 jours. Pareillement, les drones employés par Kiev étaient chargés de produits explosifs mais aussi d'une grande quantité de carburant pour qu'à l'impact les images soient les plus impressionnantes possibles, notamment sur les raffineries autour de Moscou. Ces raffineries visées servent à alimenter uniquement le secteur civil ; les exportations russes de pétrole se font par bateaux et sous forme exclusivement de brut, c'est le client qui raffine la cargaison généralement à son arrivée.
    Les ukrainiens attaquent le secteur civil russe comme en Crimée pour faire pression sur l'opinion publique russe afin d'obtenir un fléchissement de la part du Kremlin et de continuer à percevoir ses subsides de la part de l'Europe. Il faut entretenir le narratif victorieux. En réalité, Kiev cherche un cessez le feu avant cet hiver pour essayer de négocier.

    De la même manière, les dronistes FPV ukrainiens visent les soldats russes en priorité sur le front car ils touchent des primes pour chaque soldat russe tué.
    par contre, les russes ciblent avec leurs drones les nœuds logistiques ukrainiens préférentiellement et les objectifs militaires, bien que ceux ci soient cachés dans des installations et des bâtiments civils en zone urbaine.
    Les russes utilisent leur réseau satellitaire nouvellement installé pour guider leurs drones kamikazes longue portée en territoire ukrainien. Chaque drone est aussi une balise de localisation qui est recalée grâce à l'intelligence artificielle et le guidage électro-optique permet de confirmer leur trajectoire et de se guider efficacement sur l'objectif. Ainsi, les drones russes sont entièrement autonomes dans leur guidage une fois lancés, ils évitent de se servir des réseaux GSM ukrainiens pour se guider comme c'était le cas au début de leur utilisation. Cependant ils peuvent toujours être brouillés et déviés de leur trajectoire. En ce moment, les russes mettraient au point un système de brouillage électronique permettant de brouiller efficacement une partie du réseau Starlink sur le front.

    Le général Syrsky en mai dernier a reconnu qu'il manquait d'hommes sur le front tandis que les russes ne cessent d'augmenter leurs effectifs. De plus, les russes étendent le front au Nord dans la région de Soumy afin d'accentuer le problème de la ressource humaine ukrainienne pour boucher les trous. Ce pourquoi les ukrainiens lancent cette guerre asymétrique avec leurs drones kamikazes longue portée sur la Russie tout cet été afin de retrouver une influence sur le conflit. Le narratif victorieux ukrainien étant repris par nos médias nationaux de grand chemin.

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