L’Ukraine avertit que les frappes russes peuvent se poursuivre sans interruption
Selon Vadym Skibitsky, directeur adjoint de la Direction
principale du renseignement ukrainien, la Russie poursuit le développement et
la réorganisation de sa production de missiles et de drones de combat à longue
portée, rendant improbable une pause durable dans ses attaques contre
l'Ukraine. D'après M. Skibitsky, la Russie produit actuellement les principaux
types de missiles à un rythme de 110 à 120 % de ses prévisions mensuelles,
permettant ainsi aux forces armées russes de maintenir un rythme soutenu de
frappes à longue portée malgré les dépenses considérables engagées dans
l'acquisition de missiles depuis le début des hostilités à grande échelle en
2022. Le responsable du renseignement ukrainien a également affirmé que la
Russie avait déjà atteint ses objectifs de production annuels pour les missiles
hypersoniques Zircon et les missiles P-800 modernisés en seulement sept mois.
Ces chiffres indiquent que Moscou a privilégié l'augmentation de la production
de certaines familles de missiles plutôt que le simple maintien des niveaux de
production d'avant-guerre.

Le drone russe kamikaze Geran-3 volant autour des 300-370 km/h grâce à une micro turbine chinoise ne fut qu'une étape pour obtenir à présent le drone Geran-4 plus rapide évoluant autour des 350-500 km/h toujours propulsé par à une micro turbine chinoise plus puissante. C'est toujours une aile delta inspirée de la version du Geran- 2 mais plus profilée en forme de goutte d'eau afin d'atteindre des vitesses de croisière supérieures le rendant encore plus difficile à intercepter par la DCA ukrainienne.
RépondreSupprimerLes russes utilisent ce nouveau type de drone pour frapper mais aussi pour faire de la reconnaissance afin de déterminer des futurs objectifs à détruire ou pour visualiser plus efficacement les dégâts après une frappe de missile ou de drone.
Sachant qu'il évolue plus vite et plus haut au dessus des zones défendues par de la DCA ukrainienne, leur survie est plus longue en territoire ennemi.
Les drones Geran-2 se font intercepter facilement par la DCA ukrainienne, on atteint des taux d'interception de l'ordre de 70 à 90%, on a énormément de pertes avec ce modèle.
Par contre, on a une augmentation du coût des drones de la famille Geran à cause des options qu'il a fallu ajouter pour qu'ils puissent survivre plus longtemps en milieu hostile.
Le Geran-2 a un prix unitaire estimé entre 10.000$ à 20.000$ pour la version de base mais avec les versions modernisées on avait déjà atteint des coûts estimés de l'ordre de 50.000$.
Le Geran-3 est estimé à un coût unitaire aux environs de 150.000$, on a augmenté au moins par trois le prix unitaire par rapport aux meilleures versions du Geran-2 et il n'a pas rempli sa mission sur le long terme, il fut vite remplacé, certainement pour des problèmes techniques de mise au point.
Concernant le Geran-4, son prix évoluerait entre 200.000$ et 300.000 $, suivant les options retenues et les types de mission.
Le Geran-5, une sorte de missile de croisière à bas coût évoluant à 600 km/h sur près de 1000 km, son prix serait estimé autour des 800.000$, on ne peut pas l'utiliser sur n'importe quel objectif à ce prix de revient surtout que sa charge explosive reste cantonnée à 90 kg, comme celle d'un drone Geran-2 amélioré.
Les ukrainiens ont mis au point un réseau efficace de défense civile d'observation des drones kamikazes russes survolant leur territoire. Grâce à la téléphonie mobile et à deux applications des observateurs chargés de scruter le ciel renseignent immédiatement la défense aérienne ukrainienne au passage d'un drone russe kamikaze. Ainsi ils peuvent mieux organiser leurs ripostes. Mais avec la nouvelle génération de drones jets russes volant plus haut et surtout plus vite, ceci va compliquer les opérations de défense aériennes ukrainiennes.
Les russes ont privilégié la production des missiles à interception très faible avec une précision à l'impact efficace. Leur plus grande réussite technologique est la mis en œuvre du missile Zircon hypersonique, d'ailleurs en juillet ils avaient déjà atteint leur objectif annuel de production qui peut être dorénavant lancé à partir de batteries mobiles terrestres. Les russes privilégient ce mode de lancement par des batteries mobiles à terre car c'est très onéreux de faire voler des avions de chasse avec des équipages pointus pour lancer des missiles ou déplacer en mer Noire des bâtiments de guerre pour en lancer alors qu'ils peuvent se prendre des drones navals kamikazes, aériens ou encore des mines. Surtout que les missiles de croisière classique se font plus aisément interceptés par les avions de chasse ukrainiens.