IRAN : SITREP du 26 janvier 2026 (South Front)

 


Le 25 janvier, un groupe aéronaval de l'US Navy, mené par le porte-avions à propulsion nucléaire USS Abraham Lincoln, est arrivé en mer d'Arabie. Le porte-avions est accompagné du destroyer USS Spruance et des croiseurs USS Michael Murphy et USS Frank E. Petersen Jr. Tous ces navires sont équipés de missiles guidés. Deux autres croiseurs d'attaque de l'US Navy, l'USS Mitscher et l'USS McFaul, sont basés dans le golfe Persique. D'après des informations du 25 janvier, le déploiement des forces américaines destinées à défendre Israël en cas d'attaque iranienne est achevé. Le déploiement des forces israéliennes est également terminé.


Le 26 janvier, le président américain Donald Trump tiendra une réunion à huis clos avec le commandement de l'armée de l'air.

L'Iran a suspendu ses exercices militaires près de Chabahar et dans le golfe d'Oman pour les prochains jours. Cette annulation signifie que l'armée est passée d'un exercice à des opérations réelles. Les forces déployées dans ce secteur sont désormais silencieuses et en état d'alerte maximale afin d'éviter de révéler leurs positions par des actions concrètes.

Globalement, on peut supposer que la force de frappe est constituée. Cependant, les Américains et leurs alliés pourraient avoir besoin de temps pour mener une reconnaissance approfondie. Un nombre important de moyens de frappe a été déployé contre l'Iran, en plus des avions américains basés en permanence dans la région. Par exemple, la base aérienne d'Al Udeid, au Qatar, abrite au moins 40 avions de chasse de l'US Air Force. Par ailleurs, des avions de combat sont basés en Arabie saoudite, en Turquie et dans d'autres pays.

Que peut-il se passer ? 

Il convient également d'examiner la nature des opérations futures. L'expérience passée laisse présager une stratégie axée sur la surprise. La cible principale sera la haute direction iranienne, que les États-Unis et leurs alliés tenteront d'éliminer définitivement. On trouve des éléments à ce sujet dans l'article suivant, paru le 26 janvier :

« Les plus hautes autorités iraniennes ont approuvé un plan de succession au cas où les États-Unis et Israël procéderaient à des assassinats ciblés de dirigeants de la République. » Les successeurs ont également été informés des mesures de représailles qui seraient prises en réponse à ces frappes.

Le second objectif, tout aussi important, sera constitué par les systèmes de défense aérienne et les bases d'avions de combat. Ceci est indispensable pour garantir la supériorité aérienne. Par ailleurs, lors du conflit de l'année dernière, l'armée de l'air israélienne a détruit les principaux radars à longue portée iraniens. Les efforts se concentreront ensuite sur les nœuds de communication et les postes de commandement stratégiques afin de paralyser totalement les forces armées iraniennes. 

Dans un troisième temps, les forces spéciales américaines déclencheront une nouvelle vague de protestations populaires. Un pays sans direction aura probablement du mal à réprimer les émeutes. Dans un climat de chaos généralisé, les manifestants auront de fortes chances de s'emparer du pouvoir.

Tout cela n'est possible que si le gouvernement iranien ne dispose d'aucun atout majeur. L'issue du récent conflit avec Israël laisse penser que cet atout n'existe peut-être pas.

Source : https://southfront.press/storm-clouds-over-tehran-why-iran-is-washingtons-next-target-in-the-new-cold-war/


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