BULLETIN D'INFORMATION N°174 DE NOTRE WEB TV (29/01/2026)


 

Commentaires

  1. Merci pour ce point.
    L'étau se resserre sur Zelensky qui va devoir prendre des décisions importantes d'ici peu de temps pour espérer se maintenir encore un peu au pouvoir car son camp s'étiole. C'est pour cette raison que dans nos médias on parle de moins en moins de l'Ukraine.
    Si le gars que vous sponsorisez depuis le début, que vous avez encensé, lâche ou montre de signes de faiblesse à la tête de son régime qui s'effrite, les européens vont faire profil bas et essayer de le faire oublier au plus vite.
    Seulement, tout le monde a intérêt à éviter un coup d’État ou une autre guerre civile en Ukraine. Zelensky va jouer là dessus pour négocier sa sortie, de toute manière, ce n'est pas lui qui signera quelque chose en faveur de la paix sinon il met sa vie en danger immédiatement.


    Pour l'Iran, faut attendre, mais ce n'est pas en envoyant des bombes que vous allez conquérir les cœurs, ce n'est pas avec des balles que vous combattez des idées, surtout religieuses.
    Sur Paix et Guerre, il y a confirmation comme quoi les iraniens ont renforcé leur défense aérienne avec des radars chinois et des missiles russes.
    Ils ont creusé des bunkers souterrains ces six derniers mois pour protéger des installations de première importance. Ils auraient les moyens de brouiller Starlink et d'autres systèmes américains de localisation comme le GPS, c'est ce que leur aurait montré et fourni les russes. Les iraniens ont bien appris la leçon depuis juin dernier et tout récemment, ce sera encore un peu plus dur et compliqué pour Washington sur ce coup-ci.

    Si Trump ne fait rien en Iran, il se décrédibilisera. S'il fait quelque chose de léger comme en juin dernier avec ses bombardiers furtifs, ceci ne changera pas grand chose au fond du problème, il se décrédibilisera aussi avec le temps. Il faut réussir des nouveaux accords sur le nucléaire avec Téhéran, c'est le but de la manœuvre.
    Quant au changement de régime ?!!
    C'est long des négociations, alors le blocus naval me parait le plus probable en maintenant une présence militaire tout azimut dans la région pour maintenir la pression sur Téhéran afin de parvenir à un accord sur le nucléaire.

    Par contre, s'il frappe très fort et longtemps, il ne pourra pas endiguer toutes les conséquences que cela va générer dans la région et dans le monde.
    C'est l'ouverture d'une nouvelle boîte de Pandore et il sera pris pour un fouteur de m..... à la longue, sans grands résultats au final si le régime iranien se maintient.
    Ceci le décrédibilisera, en réalité, il marche sur des œufs, c'est un peu quitte ou double.

    On imagine que cela fonctionne, il abat le régime des mollahs avec ses bombardements et la vague d'assassinats perpétrés sur les têtes du régime par Tel-Aviv ; où est la bombe atomique iranienne déjà prête dont Netanyahou n'arrête pas de parler depuis vingt ans ?
    Il y aura intérêt à en trouver au moins la trace d'une, sinon c'est Saddam Hussein bis avec ses armes de destruction massive en Irak en 2003.
    Nouvelle décrédibilisation généralisée à la sortie et la détestation internationale qui va avec.
    C'est plus facile à réaliser sur le continent américain ou avec le dossier du Groenland quand on traite avec ses vassaux.

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    1. Le front en Ukraine est estimé à 1400 km, mais sans doute bien plus sur le terrain car la ligne de front semble extrêmement complexe dans son détail. Conséquence : les effectifs engagés sont incapables de tenir ce front sur toute sa longueur et l'un ou l'autre des belligérant peut percer - provisoirement - en créant un surnombre.

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    2. Le drone remplace le manque d'hommes dû à la démographie chancelante des deux pays et le fait qu'il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier côté russe au niveau de l'économie car il faut tenir sur la durée, Moscou s’autofinançant, l'Ukraine étant perfusée par des subsides européens.

      L'ultra surveillance du front est formée par une multitude de drones kamikazes et de reconnaissance des deux côtés qui paralysent les attaques de grande envergure.
      Alors pourquoi y mettre du monde et du matériel plus que de raison sur ce front ? C'est le facteur temps qui déterminera le vainqueur tactique de cette guerre, c'est à dire l'armée organisée et et la mieux adaptée à cette stratégie de guerre d'attrition.

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  2. Merci pour ce point, bien nécessaire pour comprendre les mouvements tactiques.

    Pour ceux qui s'étonnent de la lenteur des progrès des Russes, ceux-ci ne lancent plus d'offensives (trop coûteuses) mais, sur divers points du front de plus de 1000 km, des attaques multiples de quelques dizaines de soldats d'infanterie appuyés de quelques blindés. Cela force les Ukrainiens à retraiter mais impossible d'effectuer une percée décisive avec si peu. En face, le soutien de mercenaires et l'assistance occidentales permettent aux Ukrainiens de durer. Attrition certaine, mais lente.

    Seymour Hersh sur son Substack le 29/01 à propos des élections de mi-mandat (extraits) : « LES ÉLECTIONS DE MI-MANDAT NE SERONT PAS FAVORABLES AUX RÉPUBLICAINS (...) les chiffres des sondages internes ne sont pas bons. On suppose que les démocrates récupéreront la Chambre des représentants avec un grand nombre et qu’un nouveau président sera désigné. (...) Les perspectives pour le Sénat sont moins sombres. Les républicains détiennent désormais une majorité de trois sièges, mais pas moins de six sièges républicains sont considérés comme en jeu. (...) L’angoisse à la Maison-Blanche que la Chambre et le Sénat puissent tous deux tomber aux mains des démocrates est aiguë. (...) Trump n’a pas livré de bons résultats économiques, sauf pour les très riches, et il n’a pas tenu ses promesses initiales de résolution de la guerre désastreuse entre la Russie et l’Ukraine. »

    Alors, on va sortir le(s) sortant(s), aux USA comme ailleurs ? Les démocrates attendent juste que ça leur tombe tout cuit dans la bec. Ils envoient quelques chevaux-légers d'esprit escarmoucher avec l'ICE et se prendre du plomb. Eux récupéreront les postes.

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  3. En plusieurs étapes, Xi Jinping a démantelé tout le haut commandement de l'armée chinoise. Le seul officier supérieur qui reste : celui chargé de la police interne. Ces évictions - avec expulsion du Parti et prison - officiellement pour corruption. La suite du sous-marin qui coule à quai et autres dysfonctionnements ? N'empêche, cela ressemble fort aux purges de l'Armée rouge par Staline. Toukhatchevski était-il un traître en contact avec l'Allemagne ? Xi Jinping a-t-il eu vent d'un coup d'état contre lui ? L'homme est sur une ligne dure d'affrontement, bien sûr avec les USA, par exemple à propos de Taiwan, et cela peut effrayer nombre de dirigeants. La purge signifierait alors que la ligne dure - communiste - l'a emporté, que Xi Jinping prépare la guerre contre l'impérialisme et veut être bien entouré, quitte à désorganiser son armée pour plusieurs années. Il aurait fait à froid et préventivement ce que Poutine a dû faire à chaud, après les premiers déboires de l'Opération spéciale.

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  4. Article La Vigie sur la situation de la production et de la distribution électrique en Ukraine.
    Conclusion : « la Russie aura mis trois ans et une approche en deux phases : 1) les centrales thermiques, 2) le cœur du réseau de transmission avec l’avènement des drones, pour parvenir à déstabiliser un système électrique d’héritage soviétique robuste et surdimensionné. »
    La disponibilité en électricité est ainsi passée de 47 % à la mi-janvier à 34,7 % au 24 janvier. "Nous sommes au bord d'une catastrophe humanitaire. Les gens ont de l'électricité pendant 3 à 4 heures, puis ont une pause de 10 à 15 heures. Nous avons des immeubles d'habitation qui n'ont pas de chauffage depuis des semaines." Bien sûr, l'effort de guerre ukrainien est également sérieusement affecté. Et rendre la pareille aux Russes est hors de portée.
    L’interconnexion avec l'UE et les groupes électrogènes ne pallieront pas ces carences. Réparer coûterait 20 Mds$ et ni les matériels (rares) ni les personnels (très qualifiés) ne sont disponibles, sans parler du financement. Un tournant majeur sans doute.

    Cf. https://www.lettrevigie.com/anatomie-de-loffensive-russe-contre-le-systeme-electrique-ukrainien-delwin/ pour les détails.

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  5. Les russes ont bien détruit le système énergétique ukrainien qui datait de l'époque soviétique. Celui-ci étant redondant et de très forte capacité bien au delà de ce qu'avaient besoin les ukrainiens, surtout que plus de 10 millions de personnes sont partis du pays depuis 2022.
    Le réseau électrique avait été étudié pour résister à des attaques violentes lancées par l'Otan pendant l'époque du pacte de Varsovie. Ce pourquoi il fallait du temps pour le détruire, de plus les russes n'avaient pas la quantité de missiles au démarrage de la guerre pour réaliser cette opération en moins de cinq sets.
    Et pourquoi s'en prendre indirectement à la population civile au début du conflit ?

    C'est grâce aux drones Geran-2 dotés de leur nouvelle tête explosive de 50 kg que cela a pu être réalisé. Ils s'en prennent aux transformateurs, seulement douze sociétés dans le monde en fabriquent dont une ukrainienne mais qui ne peut plus fournir puisque l'électricité manque. Il faut deux ans en moyenne pour assurer la livraison d'un transformateur depuis sa commande.
    On comprend que personne ne peut les remplacer dans l'urgence à présent qu'une grande partie d'entre eux est détruite et que les capacités mondiales restantes ne seront jamais suffisantes et en plus chaque transformateur est du sur mesure.
    De même, tous les groupes électrogènes que pouvait envoyer l'Europe ont été livrés.
    On parle de plus d'une dizaine de gigawatts manquants, les groupes électrogènes ne suffiront pas. Toutes les centrales thermiques ont été impactées ainsi que certaines réserves de gaz et unités électriques provenant des barrages hydroélectriques sur le Dniepr.

    Pour neutraliser une centrale nucléaire il suffit de taper le réseau de distribution électrique à l'extérieur ou les relais de distribution plus en profondeur du pays et elle ne peut plus distribuer le courant.
    De la même façon, pour neutraliser un porte-avions nucléaire, on endommage les navires ravitailleurs en alimentation à destination de l'équipage ou en pétrole pour les avions embarqués.
    Le porte-avions sera obligé de se dérouter pour faire escale, soit c'est la famine, soit les avions sont cloués sur le pont. On a vu les dégâts qu'a fait le coronavirus sur un équipage de porte-avions US et le nôtre, une épidémie à bord et on déroute le porte-avions. On procède de cette façon afin d'éviter de provoquer une catastrophe écologique et humaine avec les radiations dues à l'explosion d'un réacteur nucléaire.

    Je pense que les russes avaient gardé les plans soviétiques d'électrification de l'Ukraine, de toute manière, ils ont construit leur réseau de la même façon, ils savent où taper pour faire mal sur le long terme.
    Par conséquent il faudrait aux ukrainiens une quantité de drones impressionnante pour neutraliser le réseau russe qui est une réplique de ce qu'ils possèdent, cela a pris trois années aux russes pour parvenir à leur objectif stratégique. Donc, les ukrainiens ne pourront pas atteindre cet objectif, déjà sur les raffineries russes l'impact de leurs attaques est limitée.
    Tout ceci rendu possible parce que des drones russes ont pu neutraliser la DCA ukrainienne préalablement. Cela prend du temps aussi.

    Source : Étude Delwin stratégie.

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  6. Lu dans https://brunobertez.com/ et résumé :

    Luke Gromen, un expert macroéconomique met l’accent sur les vulnérabilités structurelles des États-Unis face à la Chine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Gromen argue que les États-Unis, conscients d’un effondrement potentiel de leurs capacités militaires dans 8 à 12 mois, préfèrent « renverser l’échiquier » maintenant pour imposer une souffrance mutuelle plutôt que de subir une défaite unilatérale plus tard.

    Ils sont confrontés à une crise spécifique des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques (comme les terres rares, l’argent, le gallium, le germanium et l’antimoine), essentiels pour les technologies militaires (avions F-35, missiles, drones) et civiles (semi-conducteurs, énergie solaire).

    Des rapports du Pentagone et de géants de la défense comme Lockheed Martin confirment des manques en composants pour missiles, capteurs infrarouges et moteurs de drones dus à la domination chinoise. Une conséquence de l’offshoring des industries américaines vers la Chine pour maximiser les profits.

    La « théorie de l’animal acculé » (cornered animal theory) postule que les actions agressives et accélérées de l’administration Trump en 2026, notamment les escalades géopolitiques, les menaces tarifaires et les pressions sur les alliés pour choisir entre les États-Unis et la Chine, ne sont pas irrationnelles ou chaotiques. Au contraire, elles refléteraient une réaction désespérée d’une superpuissance confrontée à une pénurie imminente de ressources critiques pour sa défense et son économie.

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    1. En effet, les fabrications militaires US sont encombrés de sous ensemble produit ailleurs, surtout en Chine et les USA ne peuvent plus les produire eux même faute de puissance industrielle.
      Biden est un des grands responsables de cet état de fait car il était le champion de la délocalisation au début des années 2000 quant il était au Congrès.
      Mais je pense que le plus inquiétant est la baisse de qualité du matériel humain aux USA. Le pentagone s'en plaint depuis longtemps au niveau du recrutement car il est de plus difficile de trouver des recrues de qualité au niveau du US Army. La marine et l'aviation s'en tire moins mal car c'est plus prestigieux et besoin de moins de monde mais pour l'armée de terre, les recrues, autant officiers que hommes du rang sont de plus en plus difficile à trouver. Il ne faut pas oublier que ça prend de l'homo sapien de qualité pour faire un bon fantassin. Une bonne forme physique et surtout un QI de 100 ou plus, ce qui était la moyenne voila 30 ans mais qui ne l'est plus maintenant.
      Un tiers des volontaires sont retournés chez eux dès le premier médical car problème d'obésité, de maladie mentale ou de drogue.
      Un autre tiers ne finit pas l'entrainement ce qui laisse peu de choix dans le réservoir. Et je ne parle même pas des université technique dans le genre CalTech ou MIT qui sont maintenant peuplés en majorité d'étudiants étranger que les fabriquants US de hight tech militaire ne veulent pas engager par peur de l'espionage
      Les USA sont encore redoutable par le pouvoir de destruction de leur puissance de feu mais cette puissance de feu est limité dans le temps par le manque d'épaisseur des stocks au niveau missile, obus et fusée d'artillerie.
      On parle de 3 à 4 semaines de stock dans le cas d'une guerre d'envergure genre Ukraine. C'est peu pour un pays qui semble vouloir collectionner les ennemis depuis un an.
      Je suis assez d'accord avec vous pour la « théorie de l’animal acculé ».
      Trump joue les gros bras pour camoufler mais ce qui peut fonctionner avec le Vénézuéla ne fonctionnera pas avec Chine, Russie et même Iran.
      Il ne faut jamais oublier que toute cette quincallerie navale, porte avions, croiseurs et destroyer lance missile est très fragile et que les chantiers naval US ne peuvent remplacer les pertes.
      Mais je pense que Trump, même s'il n'est vraiment pas une lumière, a compris le problème.
      Mais ses donateurs, qui sont les véritables maitres de la politique US, l'ont ils compris ? Ça reste à voir.

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  7. Jeffrey Sachs sur l'Iran : https://reseauinternational.net/jeffrey-sachs-la-guerre-des-etats-unis-contre-liran-une-attaque-imminente/

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  8. Petite détail logistique important concernant l'Iran.
    On ne peut pas garder une telle armada militaire en alerte maximale sur un grand laps de temps, les équipages vont vite se fatiguer et leur efficacité sur le terrain va se ressentir avec la fatigue nerveuse accumulée due à cette longue attente.
    Il y a un moment il faut choisir, soit on lance l'opération totalement ou en partie soit on remballe.
    La marine iranienne vient de déclencher des manœuvres navales à tirs réels dans le détroit d'Ormuz pour deux jours et prévoit et je dis bien prévoit de plus amples manœuvres navales avec la participation de la Chine et de la Russie mi-février, ce qui neutraliserait l'opération américaine pour la fin de ce mois.
    Washington ne peut pas tirer et ne veut pas d'incidents de tir avec Pékin ou Moscou, un dommage collatéral serait fâcheux, surtout que Trump deal avec la Russie et doit rencontrer Xi en avril.
    Trump a une fenêtre de tir limitée si ces manœuvres navales internationales sont confirmées, on va bien voir dans les prochains jours.

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  9. D'après Jacques Sapir, sur 11 porte-avions US, seuls 3 (trois !) sont actuellement opérationnels. Et les chantiers navals peinent à réparer ou mettre à niveau les autres. Pas exactement la situation idéale pour monter au baston.
    Contre l'Iran, la projection de forces si loin reste possible, mais limite. Trump est un matamore qui gesticule et postillonne mais ne peut guère agir contre un adversaire majeur. Donc il sera réduit à chercher des accommodements avec les puissances rivales après avoir surjoué la terrorisation. L'image de super-puissance impériale US qu'il projette ne correspond plus à une réalité. Une propagande à usage intérieur car les autres puissances savent ce qu'il en est de l'équilibre réel des forces.

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