Merci pour ce point. A Siversk, le général russe s'occupant de cette partie du front avec des chefs de bataillon ont été relevés de leur fonction après les fausses informations diffusées à l'avantage des russes. Ce secteur tient tête à toute tentative russe. Est ce quelqu'un aurait une explication rationnelle sur le blocage de ce secteur ?
Le missile "Oreshnik" ne devrait pas trop poser de problème à entrer en production car ce vecteur est un dérivé et pas une pure invention ce qui veut dire que la majorité des techniques employées pour sa construction est déjà maîtrisée. Par contre les russes ont frappé l'Ukraine avec ce missile pendant les négociations officieuses lancées avec l'administration Trump.
Comment peut-on interpréter cela ? - Que Trump doit revoir sa copie après le premier jet proposé, c'est à dire le gel du conflit à la ligne de front avec occupation des lieux par des troupes européennes appartenant à l'Otan. C'est un peu le schéma de l'occupation de Berlin post 1945 mais sans la présence des USA.
- Que les russes veulent faire accepter leur proposition dont certaines versions ont déjà fuitées. A savoir, une partie russe annexée avec les 4 oblasts et la Crimée, une partie centrale neutralisée et démilitarisée non adhérente à l'Otan et à l'UE, et la partie Ouest entièrement démantelée entre la Hongrie, la Roumanie et la Pologne qui retrouveraient leurs anciens territoires d'avant 1945. On retrouve la neutralisation, la démilitarisation, et la dénazification avec le démembrement de l'Ouest de l'Ukraine énoncée par Vladimir Poutine. Par contre l'Ouest démembré appartiendrait à l'UE et à l'Otan de facto.
Jacques Baud s'est exprimé sur Espoir et Dignité. Quand Zelensky a rencontré Trump, il lui a expliqué que s'il ne rentre pas dans l'Otan alors il serait obligé de réaliser ses propres armes nucléaires dont le missile HRIM-2 pourrait en être un vecteur et Trump a approuvé. Sa première erreur. A ce jour aucun décret américain n'approuve officiellement l'attaque des missiles occidentaux sur l'oblast de Koursk. Il se pourrait très bien que cette attaque vienne des ukrainiens car ce n'est pas la première fois qu'ils désobéissent à leur sponsor principal. Mais les russes ne cherchent plus à savoir les détails de l'affaire, aujourd'hui ils frappent et frapperont de manière symétrique toute autre tentative sur leur territoire. Tout cela avait été évoqué et largement expliqué par Vladimir Poutine en juin 2024.
Concernant le missile Oreshnik, il a parcouru 1 000 km en cinq minutes en restant dans l'atmosphère terrestre. Sur les images de son vol, ce missile aurait bien deux étages. En restant dans l'atmosphère terrestre il est difficilement détectable par les satellites stratégiques de veille américains. Sa trajectoire est tendue et pas balistique, elle n'est pas parabolique en traversant l'atmosphère terrestre pour mieux redescendre. Il est donc plus compliqué de calculer sa trajectoire et donc la possibilité de l'intercepter. Il contient six ogives et à l'intérieur d'une de ces têtes il y a 6 sous munitions ce qui fait 36 éléments envoyés avec chacun sa propre trajectoire arrivant à Mach 10 sur l'objectif. Il s'agit de charges uniquement cinétiques car 1 kg propulsé à cette vitesse représente une quantité d'énergie de 4.5 millions de joule !!! Il suffit que chaque projectile pèse 100 kg et on imagine la force de destruction à l'impact !!! Par conséquent, pas besoin d'explosifs et surtout pas besoin de têtes nucléaires même tactiques, ce qui évite l'escalade nucléaire car on reste dans le conventionnel. En résumé, on a un missile qu'on ne peut pas intercepter avec les moyens occidentaux à ce jour à cause de sa trajectoire et de sa vitesse et qui a une capacité de destruction qui n'a pas besoin de remédier à l'utilisation de l'arme nucléaire. Les russes sont les seuls au monde à posséder cette technologie, on imagine le rébus pour les têtes pensantes du Pentagone car ce missile peut toucher les capitales européennes en 1/4 d'heure, mais aussi la plupart du territoire des USA s'il est lancé à partir du détroit de Béring si celui-ci possède bien 5 500 km de portée effective. Par conséquent, tout l'Occident est concerné.
Les russes ont prévenu le NNRRC (National and Nuclear Risk Reduction Center) de Washington 1/2 heure avant le lancement du missile. Les russes disent aux USA, la paix en Ukraine se fera à nos conditions et pas aux vôtres. Bizarrement, Michael Waltz, le futur potentiel conseiller à la sécurité des USA de Trump a déclaré que son premier objectif est de réaliser la paix en Ukraine le plus rapidement possible à partir du 20 janvier prochain, d'y consacrer toute son énergie dès à présent, il semble que le message a été reçu haut et clair.
Point de situation très clair pour la compréhension tactique et stratégique. Comme d'habitude en allant à l'essentiel. Grand merci.
Côté russe, on poursuit le combat de boxe : frapper comme le bûcheron pour abattre un arbre, coup après coup, sans relâche mais sans précipitation (danger !). Côté occidental, surtout GB et Fr, du verbiage grandiloquent. Les Russes ne devraient pas s'en soucier. Ils montrent juste leur capacité à relancer très fort si besoin. Un message à Trump ? Leurs opérations en cours sont cohérentes, avec divers projets d'ampleur poursuivis par des tactiques appropriées.
Donc trois grandes nasses en préparation, même si des issues seront laissées aux troupes ukrainiennes. L'armée ukrainienne (et alii) aurait perdu - morts ou blessés - presque tout l'effectif engagé sans objectif vers Koursk et recomplété les unités ? Zelensky fait la guerre à son peuple en se servant de sa propre armée pour le détruire.
Huit missiles ATACMS à sous munitions lancés par les ukrainiens ont pris pour cible un aérodrome militaire russe à Khalino dans l'oblast de Koursk. La défense aérienne russe dit avoir intercepté 7 missiles sur 8, ce qui est une score exceptionnel. Les ukrainiens disent avoir réussi à détruire le radar d'une batterie de S-400, ce n'est pas confirmé par les russes. On continue malgré l'avertissement de Poutine.
Le Monde ce 25/11 : « Guerre en Ukraine : l’envoi de militaires européens en discussion Dans la perspective d’un désengagement américain vis-à-vis de Kiev en raison du retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Paris et Londres n’excluent pas de prendre la tête d’une coalition en Ukraine, selon des modalités qui restent à préciser. »
Il ne s'agirait pas de combattants mais de "formation de soldats ukrainiens" sur place, de "maintenance des équipements militaires". Sauf qu'une "coalition" en Ukraine pour tuer des Russes, même indirectement (pour commencer), ça fait une sacré escalade venant de dirigeants impopulaires en passe d'être virés, cela sans discussion parlementaire ni accord des citoyens. Trois observations : 1) Starmer et Macron se la jouent chefs d'une coalition et ne seront plus là pour les conséquences 2) le projet correspond aux desiderata étasuniens et trumpiens 3) le but est de créer une situation irrémédiable d'hostilité avec la Russie. Impossible de revenir en arrière. Le fameux "effet cliquet" si pratiqué par les eurocrates. Qu'importe notre ruine.
Confirmation : Les ukrainiens ont visé avec leurs missiles ATACMS l'aéroport de Khalino qui est en réalité l'aéroport de la ville de Koursk. Il va y avoir des représailles sévères de la part de Moscou.
Merci pour ce point.
RépondreSupprimerA Siversk, le général russe s'occupant de cette partie du front avec des chefs de bataillon ont été relevés de leur fonction après les fausses informations diffusées à l'avantage des russes. Ce secteur tient tête à toute tentative russe.
Est ce quelqu'un aurait une explication rationnelle sur le blocage de ce secteur ?
Le missile "Oreshnik" ne devrait pas trop poser de problème à entrer en production car ce vecteur est un dérivé et pas une pure invention ce qui veut dire que la majorité des techniques employées pour sa construction est déjà maîtrisée.
Par contre les russes ont frappé l'Ukraine avec ce missile pendant les négociations officieuses lancées avec l'administration Trump.
Comment peut-on interpréter cela ?
- Que Trump doit revoir sa copie après le premier jet proposé, c'est à dire le gel du conflit à la ligne de front avec occupation des lieux par des troupes européennes appartenant à l'Otan. C'est un peu le schéma de l'occupation de Berlin post 1945 mais sans la présence des USA.
- Que les russes veulent faire accepter leur proposition dont certaines versions ont déjà fuitées.
A savoir, une partie russe annexée avec les 4 oblasts et la Crimée, une partie centrale neutralisée et démilitarisée non adhérente à l'Otan et à l'UE, et la partie Ouest entièrement démantelée entre la Hongrie, la Roumanie et la Pologne qui retrouveraient leurs anciens territoires d'avant 1945.
On retrouve la neutralisation, la démilitarisation, et la dénazification avec le démembrement de l'Ouest de l'Ukraine énoncée par Vladimir Poutine.
Par contre l'Ouest démembré appartiendrait à l'UE et à l'Otan de facto.
Jacques Baud s'est exprimé sur Espoir et Dignité.
RépondreSupprimerQuand Zelensky a rencontré Trump, il lui a expliqué que s'il ne rentre pas dans l'Otan alors il serait obligé de réaliser ses propres armes nucléaires dont le missile HRIM-2 pourrait en être un vecteur et Trump a approuvé. Sa première erreur.
A ce jour aucun décret américain n'approuve officiellement l'attaque des missiles occidentaux sur l'oblast de Koursk. Il se pourrait très bien que cette attaque vienne des ukrainiens car ce n'est pas la première fois qu'ils désobéissent à leur sponsor principal. Mais les russes ne cherchent plus à savoir les détails de l'affaire, aujourd'hui ils frappent et frapperont de manière symétrique toute autre tentative sur leur territoire. Tout cela avait été évoqué et largement expliqué par Vladimir Poutine en juin 2024.
Concernant le missile Oreshnik, il a parcouru 1 000 km en cinq minutes en restant dans l'atmosphère terrestre. Sur les images de son vol, ce missile aurait bien deux étages. En restant dans l'atmosphère terrestre il est difficilement détectable par les satellites stratégiques de veille américains. Sa trajectoire est tendue et pas balistique, elle n'est pas parabolique en traversant l'atmosphère terrestre pour mieux redescendre. Il est donc plus compliqué de calculer sa trajectoire et donc la possibilité de l'intercepter.
Il contient six ogives et à l'intérieur d'une de ces têtes il y a 6 sous munitions ce qui fait 36 éléments envoyés avec chacun sa propre trajectoire arrivant à Mach 10 sur l'objectif. Il s'agit de charges uniquement cinétiques car 1 kg propulsé à cette vitesse représente une quantité d'énergie de 4.5 millions de joule !!!
Il suffit que chaque projectile pèse 100 kg et on imagine la force de destruction à l'impact !!!
Par conséquent, pas besoin d'explosifs et surtout pas besoin de têtes nucléaires même tactiques, ce qui évite l'escalade nucléaire car on reste dans le conventionnel.
En résumé, on a un missile qu'on ne peut pas intercepter avec les moyens occidentaux à ce jour à cause de sa trajectoire et de sa vitesse et qui a une capacité de destruction qui n'a pas besoin de remédier à l'utilisation de l'arme nucléaire.
Les russes sont les seuls au monde à posséder cette technologie, on imagine le rébus pour les têtes pensantes du Pentagone car ce missile peut toucher les capitales européennes en 1/4 d'heure, mais aussi la plupart du territoire des USA s'il est lancé à partir du détroit de Béring si celui-ci possède bien 5 500 km de portée effective. Par conséquent, tout l'Occident est concerné.
Les russes ont prévenu le NNRRC (National and Nuclear Risk Reduction Center) de Washington 1/2 heure avant le lancement du missile.
Les russes disent aux USA, la paix en Ukraine se fera à nos conditions et pas aux vôtres. Bizarrement, Michael Waltz, le futur potentiel conseiller à la sécurité des USA de Trump a déclaré que son premier objectif est de réaliser la paix en Ukraine le plus rapidement possible à partir du 20 janvier prochain, d'y consacrer toute son énergie dès à présent, il semble que le message a été reçu haut et clair.
Point de situation très clair pour la compréhension tactique et stratégique. Comme d'habitude en allant à l'essentiel. Grand merci.
RépondreSupprimerCôté russe, on poursuit le combat de boxe : frapper comme le bûcheron pour abattre un arbre, coup après coup, sans relâche mais sans précipitation (danger !). Côté occidental, surtout GB et Fr, du verbiage grandiloquent. Les Russes ne devraient pas s'en soucier. Ils montrent juste leur capacité à relancer très fort si besoin. Un message à Trump ? Leurs opérations en cours sont cohérentes, avec divers projets d'ampleur poursuivis par des tactiques appropriées.
Donc trois grandes nasses en préparation, même si des issues seront laissées aux troupes ukrainiennes. L'armée ukrainienne (et alii) aurait perdu - morts ou blessés - presque tout l'effectif engagé sans objectif vers Koursk et recomplété les unités ? Zelensky fait la guerre à son peuple en se servant de sa propre armée pour le détruire.
Huit missiles ATACMS à sous munitions lancés par les ukrainiens ont pris pour cible un aérodrome militaire russe à Khalino dans l'oblast de Koursk.
RépondreSupprimerLa défense aérienne russe dit avoir intercepté 7 missiles sur 8, ce qui est une score exceptionnel.
Les ukrainiens disent avoir réussi à détruire le radar d'une batterie de S-400, ce n'est pas confirmé par les russes.
On continue malgré l'avertissement de Poutine.
Le Monde ce 25/11 :
RépondreSupprimer« Guerre en Ukraine : l’envoi de militaires européens en discussion
Dans la perspective d’un désengagement américain vis-à-vis de Kiev en raison du retour de Donald Trump à la Maison Blanche, Paris et Londres n’excluent pas de prendre la tête d’une coalition en Ukraine, selon des modalités qui restent à préciser. »
Il ne s'agirait pas de combattants mais de "formation de soldats ukrainiens" sur place, de "maintenance des équipements militaires". Sauf qu'une "coalition" en Ukraine pour tuer des Russes, même indirectement (pour commencer), ça fait une sacré escalade venant de dirigeants impopulaires en passe d'être virés, cela sans discussion parlementaire ni accord des citoyens.
Trois observations :
1) Starmer et Macron se la jouent chefs d'une coalition et ne seront plus là pour les conséquences
2) le projet correspond aux desiderata étasuniens et trumpiens
3) le but est de créer une situation irrémédiable d'hostilité avec la Russie. Impossible de revenir en arrière. Le fameux "effet cliquet" si pratiqué par les eurocrates. Qu'importe notre ruine.
Confirmation : Les ukrainiens ont visé avec leurs missiles ATACMS l'aéroport de Khalino qui est en réalité l'aéroport de la ville de Koursk.
RépondreSupprimerIl va y avoir des représailles sévères de la part de Moscou.