UKRAINE : SITREP du 21 décembre 2024 (Weeb Union)



 

Commentaires

  1. Bernard Wicht est intervenu sur GPTV ce jour.
    Un nouveau cimetière pour les héros de guerre ukrainiens a été inauguré près de Kiev,
    400.000 emplacements sont prévus !!!
    La Suisse a livré des tramways modernes à la ville de Kiev, ils sont de plein pied afin de permettre aux mutilés de guerre d'y accéder plus facilement !!!
    On voit les dégâts humains du côté ukrainien de cette guerre de haute intensité.

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  2. Bernard Wicht a commencé à tirer quelques leçons de la guerre en Ukraine.
    Les russes depuis leur campagne syrienne des années 2010 savent intégrer parfaitement des milices au sein de leur armée et leur faire jouer un rôle prioritaire. L'action des tchétchènes dans la bataille de Marioupol et dans la saillant de Koursk ou celle de la milice Wagner lors de la bataille de Bakhmout, est un réel atout supplémentaire pour l'armée russe. De même Poutine a su galvaniser l'opinion public envers cette guerre, la cause existentielle a beaucoup aidé à fédérer le peuple russe, le résultat de l'élection présidentielle en mars 2024 est une preuve.
    Valeri Guerassimov avait théorisé la guerre hybride dans son livre paru en 2013. On constate que les russes se sont parfaitement adaptés à cette nouvelle vision militaire. L'utilisation des drones où ils avaient accumulé du retard avant 2022 par rapport à certaines armées modernes en est une autre preuve.

    Lors de la deuxième guerre mondiale, Gueorgui Joukov a remarqué très rapidement que la puissance de feu allemande était bien supérieure à la sienne surtout au début du conflit. Il a noté qu'à 800 mètres, les allemands ouvraient le feu et envoyaient une grêle de plomb, ce qui décimait les troupes de l'armée rouge lancées à l'attaque, le schéma mortifère de 14-18 recommençait. Étant donné les pertes désastreuses, Joukov décida de changer de tactique et Stalingrad lui offrit cette occasion. Il théorisa et mit en pratique à large échelle sa technique de l'imbrication. C'est à dire installer le choc principal dans une bataille urbaine géante, le combat devenant rapproché.
    Comme ceci la ligne de front séparée par un no man's land n'existe plus. Ce qui a pour conséquence de neutraliser la puissance de feu de l'ennemi. L'artillerie est pratiquement inutile ainsi que les bombardements aériens car vous ferez subir des pertes dans votre camp avec des tirs fratricides inévitablement, le char devenant un éléphant dans un magasin de porcelaine en milieu urbanisé.
    Les allemands étant habitués à une guerre de mouvement depuis le début du conflit se retrouvèrent perdus dans ce nouveau milieu où tout est cloisonné et ultra surveillé.
    De plus les soldats de la Wehrmacht n'étaient pas entrainés au combat rapproché ou au corps à corps.

    Les ukrainiens ont repris ce modèle de guerre urbaine dans le Donbass qui offre une concentration d'urbanisation sans pareille dans toute l'Ukraine. Au début cela a bien fonctionné pour résister efficacement à la puissance de feu russe bien supérieure.
    Dans la première année du conflit, les russes sont partis avec du matériel d'artillerie soviétique des années 70 et 80 qui arrosent des surfaces mais dont la précision n'est pas au rendez-vous. L'aviation russe était clouée au sol à cause de la DCA ukrainienne et pour éviter les tirs fratricides parce que les deux armées emploient les mêmes avions datant de la fin de l'ère soviétique. Par conséquent, le coût d'utilisation de ces matériels d'artillerie est monstrueux, les batailles urbaines étant les plus saignantes en termes humain et financier car dévoreuses de munition de tout type.
    Cependant avec les nouvelles technologies, les drones pouvant définir précisément les objectifs même en zone urbaine et guider les obus d'artillerie modernes ainsi que les bombes planantes de fort tonnage pouvant souffler une barre d'immeuble instantanément, les russes ont repris l'avantage notamment en cette année 2024 en utilisant moins de munitions. Ainsi, les ukrainiens ne peuvent plus s'accrocher en ville comme au début du conflit sans subir de très lourdes pertes alors qu'ils restent en mode défensif.

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    1. Je suis surpris et à mon avis les faits donnent tord à Wicht et plutôt raison à Baud, sans vouloir les opposés( même si Baud a critiqué sur Wicht sur sa compréhension de l'art militaire russe), Wagner a posé problème (son engagement fut ponctuel, le gros carré défensif formé de Bakhmut, Soledar, Papasnaya tombée en mais 22 et sans doute la plus coûteuse) les milices du Donbass ont été intégrées dans l'armée et les Tchétchènes interviennent sporadiquement.
      En fait l'armée russe est branchée par réseaux, système ia , reconnaissance, partage information... en moyens de communication et de contrôle . Il est difficile de s'y intégrer.
      Pour Stalingrad, c'est en fait Tchouikov qui ordonne cela, quand il sauvera la 1er fois le front ,en commandant la 64e armée qui deviendra la 62e armée , en commandant une contre attaque générale sur le Don lui même, bien avant "d'arriver" à Stalingrad , lors des combats défensifs de la grande boucle du Don en août (qui sera plus meurtrier que n'importe quel mois de la bataille de Stalingrad pour les 6e et 4e(blindées) armées.
      Il ordonnera le rapprochement au maximum des unités soviétiques de l'ennemi (en même temps le terrain urbain de Stalingrad ne permettait pas autre chose vu son intrication et ses étroitesses ) .
      C'est une observation des combats sur le Don, l'ennemi ne déclenche pas ni son appui d'artillerie ni son appui d'aviation selon ses besoins (à l'inverse de l'art de la guerre russe actuel) mais les planifie, donc il les planifie en avance ce qui l'oblige pour éviter les tirs fratricides (lire Kageneck et la peur de l'artillerie allemande chez le fantassins) de poster ses unités un peu au loin.
      Vu que la cible n'est ni choisie ni marquée au préalable .
      Ce dont les anglosaxons aussi croyaient, que les allemands étaient aussi capable, résultat en voulant les imiter en vain, ils développeront le "time on target" pour arriver à cette qualité de réaction.
      Donc Tchouïkov va ordonner à ses unités de se rapprocher au maximun de l'ennemi, mais les allemands trouveront une certaine parade avec le Ju 87 capable d'une très bonne précision pour l'époque moins de 10m pour les meilleurs pilotes.

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    2. Remarques intéressantes concernant la neutralisation d'une puissance de feu générée par l'ennemi.
      Par contre à partir de 1943, le JU-87 n'est plus produit à large échelle, il sera dépassé par les nouveaux appareils conçus par le camp allié, comme un large nombre d'avions datant de la période de l'entre deux guerres.
      A l'exception du MESSERSCHMITT-109 et du SPITFIRE qui n'ont cessé d'être améliorés tout le long de la guerre.

      Beaucoup de pilotes allemands ont eu des problèmes avec cet engin, les accélérations en redressant sont foudroyantes, pas mal d'entre eux avaient des pertes de connaissance ou souffraient de rupture de la plèvre.
      Effectuer un plongeon à 80° reste une technique permettant une bonne précision lors d'un bombardement quand on n'a pas de calculateur automatique de bombardement.
      A la toute fin de la guerre, les allemands en étaient équipés.

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    3. Exacte le Ju87 sera l'arme tactique de la luftwaffe d'excellence, à Stalingrad elle fera même comme avion de reconnaissance , j'ai des photos, merveille et encore plus comme appui, ensuite les combats de Stalingrad (j'ai toute l'œuvre de Glantz) sont particulier et je ne vais pas m'étendre ici, je conseille juste l'écoute de la série de tik sur youtube "battlestorme stalingrad"
      Mais malgré ses prouesses la bataille de Stalingrad étant si particulière et si mal engagée par les allemands son action ne servira à rien.

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  3. Un vidéaste amateur russe a filmé le passage d'un train chargé de matériel militaire à Tioumen. Sur cette vidéo malheureusement de mauvaise qualité on peut distinguer tout de même assez nettement les fameux canons automoteurs chenillés nord-coréens M-1989 Koksan de 170 mm. Quoiqu'il en soit ce n'est pas la première fois que leur présence est signalée sur le sol russe.

    Par contre on distingue une silhouette sur ce train rappelant un véhicule militaire chenillé nord-coréen. Il ressemble au missile balistique véhiculé par un châssis mobile dont la base est un T-62 soviétique produit en Corée du Nord. Il s'agirait du missile balistique Pukguksong-2, sa traduction littérale signifiant "Étoile Polaire".
    Entré en service au sein des forces nord-coréennes en 2017, ce missile balistique terrestre adapté sur lanceur mobile est un dérivé du missile Pukguksong à changement de surface actuellement opérationnel à bord des sous marins de Pyongyang.
    Suivant les nord-coréens sa portée effective serait comprise entre 3000 et 5500 km, soit un missile de portée intermédiaire, pour les occidentaux sa portée maximale serait située autour de 2 500 km soit un missile balistique de moyenne portée.

    Tout au début on a eu le droit à la séquence des missiles nord-coréens utilisés par l'armée russe étant la copie conforme des missiles balistiques russes à courte portée Iskander. La Russie n'étant plus en capacité de les produire en nombre, or ce type de missile continue à pleuvoir sur le territoire ukrainien.
    Ensuite, on a eu le droit à la séquence des soldats nord-coréens qui seraient en nombre impressionnant en train de se battre dans le saillant de Koursk aux côtés de l'armée russe contre les forces de l'AFU.
    On cherche toujours les preuves indubitables de cette forte présence à ce jour.
    Pour arriver au clap de fin avec la présence non confirmée pour le moment sur un train en Russie de silhouettes se rapportant à des missiles balistiques nord-coréens à portée intermédiaire.
    On aura décidément tout fait pour faire monter la mayonnaise afin de définir le nouvel axe du mal Moscou- Pyongyang.

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